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La consoude

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La consoude

Message par Cloo le Ven 20 Mai 2016 - 12:42

(Sujet de Tricornu, mai 2007)



50 g par jour... c'est la quantité de consoude qu'un éléphant moyen en captivité consomme par jour! :smile:

Plus je lis sur cette plante, plus je me réjouis d'en avoir implanté. Encore ce matin, je lui est trouvé un nouvel usage. La lapine qui allaite la dévore! Et les poules en font leur chou gras... Lien vers un document rencontré ce matin:

http://gpl.insa-lyon.fr/consoude

Extraits:
Les jardiniers biologiques apprécient les vertus de la Consoude de Russie en tant que plante engrais. C'est l'un de ses usages principaux constituant l'objet principal de cette page.
Parfois appréciées comme plantes fourragères, les Consoudes ne sont pas traditionnellement utilisées pour l'alimentation humaine. Par contre, elles sont très populaires comme plante médicinale depuis l'antiquité et aujourd'hui dans les pays anglo-saxons.
Un petit coin de jardin réservé à la Consoude de Russie peut être récolté plusieurs fois par an, procurant une quantité appréciable de
matériaux verts riches en matières minérales utilisables de diverses manières pour accroître la fertilité du sol et la croissance des
plantes. Ses racines profondes puisent profondément dans le sol les précieux éléments nutritifs (surtout potasse) qui sont stockés dans les feuilles. Ces dernières sont utilisées dans les trous de plantation, comme activateur de compost, mulch nourricier, terreau , purin ou engrais liquide (plus riche que ceux à base d'algues marines) utilisables en fertilisation foliaire.
Le purin est un engrais liquide fabriqué en faisant mariner 1 kg de feuilles dans 10 litres d'eau pendant 4-6 semaines. On le verse au pied ou on pulvérise sur le feuillage de tous les lègumes racines et à fruits gourmands en matières nutritives. Il est aussi apprécié comme activateur de compost. Un engrais liquide concentré peut être obtenu sans eau.
La consoude fanée est aussi appelée "instant compost", car son rapport carbone/azote est celui d'un compost bien décomposé. Ses
feuilles fanées peuvent servir pour un lit de fumure avant plantation.
Le compost de consoude est d'excellente qualité, mais on l'utilise rarement de cette façon à cause du faible volume de compost obtenu
(peu de cellulose).
La Consoude de Russie est la plus riche des consoudes et, étant hybride, elle est stérile, ce qui évite le désagrément d'être envahi de
pieds indésirables. Elle est douée d'une productivité sans égale à condition de ne pas manquer d'eau: 2 kg de feuilles fraîches 4 fois par an en moyenne par pied. Les périodes de sécheresse stoppent la croissance. Le pied est très rustique: résistant à la sécheresse, au froid, aux inondations. Les problèmes de maladie de feuillage se règlent en coupant les feuilles.
Il est recommandé de planter une dizaine de plants dans un petit jardin familial. La multiplication peut être envisagée lorsque les plants seront bien établis. Facile à obtenir, une culture de consoude peut prospérer 20 ans: il faut par conséquent bien choisir l'emplacement de l'implantation.
Distance de plantation: 0.50 m Hauteur: 1m
On utilise généralement des éclats d'une ancienne souche.
La Consoude est une plante herbacée vivace de la famille des borraginacées (bourrache). Ses racines charnues sont, suivant l'âge,
brunes à noires à l'extérieur et blanches à l'intérieur. Elles peuvent pénétrer profondément: Des profondeurs allant jusqu'à 1.80 m
auraient été observées. Les feuilles sont velues et épaisses, élancées et rudes au toucher, soutenues par un solide pétiole. Au milieu de la touffe de feuille émergent des tiges florifères garnies de clochettes de couleur variable suivant les variétés, allant du blanc au violet en passant par le crème, le pourpre ou le bleu. Les fleurs sont très mellifères. Les graines n'apparaissent que rarement sur les variétés hybrides. On compte, paraît-il, 27 variétés de Consoude, dont celles que la nature nous offre couramment en France:

- Symphytum officinale (Grande Consoude) fig. a

- Symphytum asperum (Consoude hérissée)

- Symphytum x uplandicum ou peregrinum (Consoude de Russie) résultant de l'hybridation des deux précédentes. fig. b

A partir de 1955, la H.D.R.A.(Henry Doubleday Research Association) a procédé à des études comparatives dans sa station anglaise de
Bocking, Braintree Essex. Cette station a étudié les différentes souches et a notamment sélectionné un hybride n° 14 particulièrement
intéressant pour le jardin. Cette association, qui est un peu l'équivalent anglais de notre Nature et Progrès, jouit d'une notoriété mondiale.
Elle continue entre autres son programme de vulgarisation de la consoude à Ryton on Dunsmore, COVENTRY CV8 3LG. Elle doit son
nom à l'introducteur de la Consoude de Russie en Angleterre.

1) Reproduction
La manière la plus populaire de reproduction est la division de touffes. Soit on prélève une partie du plant, soit on coupe
horizontalement le pied à une dizaine de cm de profondeur avec une bêche plate. Les racines qui restent bouturent sur place. On peut
bouturer facilement le bas des hampes florales au point d'attache. Le bouturage de racines réussit durant toute la saison de pousse. Des petits fragments de racines de 5 mm de long et d'un diamètre équivalent on repris dans mes semis de tomate ( j' avais utilisé le terreau pour conserver des racines durant l'hiver). Autre méthode: mélanger des tronçons de racines de consoude à du terreau ou tourbe humide dans un sac ou sachet plastique fermé. Entreposées dans un endroit chaud, les boutures prennent racine et les feuilles poussent.
Il ne reste qu'à mettre en place. Pour une bonne réussite, n'utiliser que des plants de forte vitalité.

2) Trouver des plants sauvages.
ll vous est possible d'utiliser une des nombreuses variétés sauvages qui auront l'avantage d'être gratuites. La Consoude est présente
dans de nombreuses régions, le long des anciennes routes où elles ont été disséminées par l'homme. La consoude la plus commune
étant l'officinale, elle aura comme inconvénient d'envahir facilement le jardin, ce qui vous fera sans doute maudir la consoude... La
plupart des officinales produisent généralement peu de matière végétale, mais il en est aussi de très productives. La Consoude Hérissée ou asperinum, aux belles clochettes bleu de cobalt, plutôt décorative, est également utilisable. On peut trouver parfois, rarement, la Consoude de Russie.

3) Achat.
La Consoude est rarement proposée à la vente par les pépiniéristes classiques. Il vous faudra chercher des annonceurs dans des revues spécialisées, de préférence en biologie, dans les marchés ou foires bio.... Les plants sont souvent proposés dans une fourchette de prix allant de 20 f hors port à 50f en pot sur des foires bio.
Le cultivar Bocking 14 n'est pas encore très répandu et, la plupart du temps, les pépiniéristes ne pourront pas vous la proposer.
Championne d'entre une vingtaine de Consoudes de Russie, collectionnées dans le monde entier, pour sa productivité et sa teneur en
minéraux, c' est cette dernière qui est recommandée pour les jardins.
En ce qui concerne l'usage médicinal, la cueillette de Consoude Officinale sauvage est un bon choix. Cependant le cultivar Bocking 14
est préférable à la Consoude Officinale car les principes actifs y sont plus concentrés. En revanche, il n'est pas indiqué pour un usage
alimentaire essentiellement à cause de sa haute teneur en potasse: il convient donc d'utiliser la Consoude Officinale. Il en est de même pour la consoude fourragère.

4) Réception des racines.
Vous avez réussi à vous procurer des racines: bravo!
Si les racines sont un peu fripées, cela n'est pas forcément grave: réhydratez les quelques heures dans l'eau. La Consoude est dure à
rendre l'âme. Si les plants sont très gros, il vous est possible de les tronçonner et même de procéder au bouturage de racines. Pour une bonne reprise, il est conseillé d'utiliser des plants avec une longueur de racine minimale d'environ 10 cm. Vous pourrez procéder
ultérieurement à la multiplication si vous en ressentez la nécessité ou l'envie...
Les tronçons ou éclats de racine peuvent être conservés quelque temps dans un sachet synthétique si la plantation ne peut se faire
immédiatement. Des radicelles se mettent à pousser. Cependant au bout de quelques jours, elles risquent de dépérir, affaiblissant
légèrement la reprise. Si les racines ont été prélevées au cours de la période végétative, il vaut mieux ne pas retarder le moment de la
plantation et il est important que la plante ne manque pas d'eau. Si, malgré tout, la place réservée n'est pas encore libre, on peut la
planter dans une place provisoire, et la replanter l'hiver suivant. Quoiqu'il en soit, la Consoude de Russie n'est pas une plante difficile à
la reprise, sa seule exigence étant hydrique.
Si les racines sont réceptionnées pendant une période de fortes gelées et que vous constatez qu' elles sont gelées, les manipuler avec précaution, les entreposer dans un local hors-gel non chauffé et laisser dégeler lentement. Si le sol reste gelé, il convient de les déballer le cas échéant et de les garder dans un endroit frais qui leur évitera la dessiccation (sable, feuilles mortes, tourbe légèrement
humide...).

5) Choix de l'emplacement.
Pour le choix de l'emplacement, pensez avant toute chose que vous aurez à transporter 4 fois par an une assez grande quantité de
feuillage au toucher pas vraiment agréable. N'éloignez la plantation que si cela ne pose pas de problème de transport. Cependant, retenez si possible une place à l'écart, en bordure, perdu car difforme, où elle peut prospérer des dizaines d'années sans être dérangée. Elle aime le soleil, mais supporte parfaitement l'ombre. Dans les pays méditerranéens, le soleil direct risque d'être trop intense, et l'humidité est de rigueur. Elle peut mettre en valeur des endroits humides qu'elle affectionne. Elle supporte les endroits gorgés d'eau ou inondés au printemps. Le bord d'un ruisseau est également un endroit d'élection. La nature du sol lui est indifférente, bien qu'elle préfère les terres lourdes car les terrains sableux sont souvent trop secs. Elle ne craint pas la concurrence des adventices qu'elle étouffe, sauf peut-être l'année de plantation, où l'on prendra soin de la dégager suffisamment. Si vous avez su concilier les différentes exigences, le travail demandé par la consoude ne vous pèsera pas trop.

6) Plantation et soins.
Période de plantation: toute l'année sauf période de gel. Les plants ayant souffert de la sécheresse estivale ont moins de vitalité au début de l'automne. Les boutures ou éclats de racine seront recouverts de quelques centimètres de terre. Pour une plantation avant le départ de la végétation, on peut espérer, dans un climat parisien, une première coupe en juillet et une deuxième coupe en septembre. La première année, on se contentera d'enlever les hampes florales en laissant les feuilles. Le rendement ne sera appréciable que lorsque la plante aura pris de l'ampleur et surtout si l'eau ne fait pas défaut. En règle générale, on coupe dès que les hampes florales sont montées, afin de stimuler la pousse au maximum. En raison de sa forte croissance, on peut épandre au printemps un engrais naturel fortement azoté comme le fumier de volaille ou de pigeon (trop caustique pour être utilisé directement sur les plantes potagères). La consoude est avide d'azote et la consomme à l'état brut. Tout autre engrais azoté peut être utilisé à défaut en cas de besoin reconnu, notamment l'urine diluée à 50% qui peut faire l'affaire sans exagérer à cause de la salinité. A l'automne, on peut apporter un amendement calcaire genre lithotamne ou maërl en terrain trop acide. Elle supporte la rigueur de l'hiver sans problèmes. A partir de la deuxième année, le développement est très rapide si les conditions sont bonnes. Pour un rendement optimum, on coupe les feuilles toutes les six semaines.
Le nombre de coupes dépend des conditions climatiques, mais quatre coupes sont un minimum. Si l'on recherche une teneur azotée
maximale, on coupera les feuilles le plus jeunes possible. On s'abstiendra de couper le feuillage à partir de l'automne pour que la plante reconstitue ses réserves.

7)Maladies.
En cas de sécheresse, j'ai pu observer des attaques printanières d'altises. Un puceron noir bien particulier peut coloniser les limbes par taches fournies. A la coupe suivante, tout rentre dans l'ordre. Rouille et oïdium peuvent également causer des chutes de rendement sans gravité sous certaines conditions. J'utilise toutes les feuilles indifféremment et normalement sans autre précaution. En cas de rouille récidivante et invalidante, certains jardiniers extirpent les plants atteints de rouille et remplissent le trou de cendres de bois. Les racines qui ne manqueront pas de revenir seront assainies. Les maladies apparaissent surtout sur des plants manquant de vitalité, affaiblis par un déficit hydrique ou alimentaire. L'oïdium apparaît avec les nuits fraîches et humides de l'automne quand les plants sont affaiblis par la sécheresse estivale. La meilleure défense est donc une alimentation adéquate.

8) Suppression.
La consoude n'est pas envahissante, sauf si vous laissez grainer un plant non-hybride. Attention, cependant, la plante se reproduit
facilement par bouturage de racines ou de tiges. Le motoculteur est la voie royale pour l'envahissement de votre jardin par la consoude.
Si vous êtes sur votre garde vous vous débarrasserez facilement des éventuels jeunes plantes indésirables, mais si le plant est bien
implanté, il est fort à parier que vous aurez du mal à extirper les racines qui reviendront à la surface! On procédera de préférence lors
d'une période de sécheresse. Il sera sans doute nécessaire de couper les feuilles dès leur apparition et parfois plusieurs années de suite.
D'où la nécessité de bien choisir l'implantation. Les plants rebelles pourront être étouffés par des tapis ou une couverture en
polyéthylène, des parpaings....Le recours à un herbicide ou un débroussaillant systémique est évidemment plus radical, mais il n'est pas dans l'esprit de ceux qui cultivent la consoude. Le glyphosate (Roundup, Cosmic...) n'est pas aussi écologique que Monsanto a bien voulu laisser entendre...Le chlorate de soude est déconseillé car long à se transformer en sel, ce qui peut également représenter un handicap.. .

Le tableau ci-dessous montre à quel point la consoude est une petite merveille de la nature, capable de récupérer gratuitement les
précieux éléments telle une pompe fonctionnant à l'énergie solaire. Les teneurs indiquées sont des moyennes car celles-ci subissent de nombreux facteurs de variation: climat, sol, saison, âge, composition... Avec ses profondes racines, la consoude ramène du sous-sol de nombreux oligo-éléments et de la vitamine B 12, cas unique pour une plante. C'est surtout pour la potasse que l'effet-consoude est le plus efficace. Le tableau ci-dessous en révèle l'extraordinaire richesse, d'autant plus qu'il existe peu d'engrais organiques potassiques.
La sélection Bocking 14 est la plus douée à cet égard, car elle en fixe le double que la consoude officinale. C'est pour cette raison que la saveur des feuilles est amère et donc déconseillée pour l'alimentation de bestiaux et l'usage humain. Le rapport carbone/azote de la
consoude fanée est de 9.8, soit celui d'un compost très mûr. C'est pour cette raison que Hills de la H.D.R.A. l'a nommée
"instant-compost": elle est utilisable en l'état (fanée) par le jardinier parce qu'elle ne provoque pas de faim d'azote.


1) Trous de plantation.
La composition de la consoude étant voisine de la pomme de terre, on déposera dans le fond du trou de plantation, 1.5 à 2kg par m
linéaire de consoude fanée 48 heures pour les dernières plantations. Il vaut mieux ne pas utiliser les hampes florales qui bouturent
facilement. On utilisera du foin de consoude pour les premières plantations. Employée seule comme fumure, la consoude donne des
résultats supérieurs en qualité et en quantité à ceux obtenus avec des engrais chimiques et même qu'avec le compost (essais H.D.R.A.)
Avec 2 kg au ml, la récolte était double que celle n'ayant eu aucun engrais. Cependant les proportions dépendent des qualités de
fertilisation du sol préalables.

2) Engrais liquide à action rapide: purin et concentré.
C'est sans doute l'usage le plus aisé et courant de la consoude. On confectionne ce délicieux breuvage (!) en couvrant d'eau les feuilles de consoude (1 kg pour 10 litres). Ce purin utilisé pur ne génère pas les risques de brûlures comme celui fait avec les orties. On peut y mêler des matières de toutes provenances: orties, mauvaises herbes sans graines, plantes condimentaires, comme estragon ou ciboulettes, fientes de volailles, poudre de sang, poudre roche pour désodoriser... (attention à l'overdose!). Utilisez un bac en terre cuite, bois, inox ou à la rigueur matière plastique, mais pas en fer à cause des tannins oxydants. Il faut en principe brasser régulièrement pour favoriser une décomposition aérobie. Après quelques jours, un voile recouvre la surface du liquide odorant. En 2 semaines, cette soupe aux herbes est prête à l'usage. Mettez un couvercle ou une moustiquaire pour éviter la reproduction de moustiques et d'éristales. Le liquide est utilisable au moins 3 semaines. Arrosez le pieds de tomate, concombres, courges, aubergines, poivrons, haricots, pois, céleris, bettes, pots de fleurs... Attention, les vapeurs d'ammoniaque risquent d'attirer certains parasites: mouche de la carotte, de l'oignon, du poireau, piéride du chou. Les tomates, elles, ne risquent rien! De plus, leurs besoins nutritifs atteignent un maximum en période de maturation. L'engrais liquide vient à point lors de cette fringale d'éléments nutritifs rapidement assimilable. Utiliser des bouteilles plastiques à fond percé plantées à leur pied. Pour le céleri-rave, cet engrais coup de fouet est indiqué au début de la végétation car le céleri doit d'abord fabriquer un beau feuillage avant de pouvoir produire les raves. Cesser les apports lors de la formation de la rave. Pour l'engrais, les feuilles jeunes procureront plus d'azote que du feuillage âgé. Ne pas l'utiliser sur les plantes sensibles à l'azote. L'effet du purin ne doit pas être vu uniquement sous l'angle traditionnel et chimique. Il apporte de nombreux oligo-éléments, mais est aussi un véritable levain de la vie microbienne du sol. Il faut cependant rendre attentif au fait que l'usage régulier a tendance à relever le Ph du sol en raison de son alcalinité. S'en souvenir pour les plantes acidophiles.

Pour l'obtention du concentré, il convient de laisser se décomposer les feuilles sous le poids d'un objet lourd sans apport d'eau. Peu
efficace si les consoudes ont souffert de la sécheresse, cette technique mise il y a quelques années au point par la H.D.R.A. dans les
humides régions britanniques procure un liquide sombre très riche à partir de 8-10 jours et pendant 6-12 semaines qu'il convient de
diluer dans 10 à 20 fois d'eau. L'usage est similaire au concentré d'extraits d'algues qu'il surpasserait sur la plupart des points. Le résidu est excellent pour le compost. On peut utiliser un fut percé et lester une planche avec un poids pour compresser la consoude. Une technique pour petits jardins consiste à utiliser un tuyau d'évacuation en PVC d'un diamètre un peu supérieur à un bouteille d'eau
minérale en plastique(10-12 cm). Cette dernière, remplie d'eau, sert de lest. L'attacher à un ficelle assez longue pour pouvoir la retirer.
Le tuyau d'une longueur d'environ 1,70 m est fixé verticalement contre un mur par exemple. Les extrémités sont fermées par un
bouchon adéquat à vis, percé en son centre par une buse servant pour les cartouches de silicone. Le tuyau peut être bourré au fur et à mesure du tassement. Les matières non décomposées s'évacuent en dévissant la trappe du bas.


3) Lutte contre les mauvaises herbes.
Il arrive que le jardin côtoie un pré ou un jardin négligé. La consoude peut apporter une aide appréciable comme barrage à
l'envahissement des herbes indésirables venant de l'extérieur. Les graines limitrophes germent, mais étouffent sous le feuillage volubile.
Le chiendent n'y trouve pas non plus terrain favorable pour son extension. Planter à 30 cm d'intervalle sur 2 ou 3 rangs.

4) Mulching.
On peut utiliser les feuilles de consoude en mulching protecteur et nourricier sur bien des plantes. Cette technique rend les plus grands
services pour les plantes possédant des racines superficielles risquant d'être endommagées par le binage. Chez les petits fruits , mais
aussi sur les pommiers conduits en haie et greffés sur E.M.9, le mulching est appelé à débarrasser des adventices et nourrir
avantageusement leur racines superficielles. Pour éviter les transports inutiles, il est préférable d'implanter les consoudes à proximité ou entre les rangs, ou même entre les plants à condition d'avoir prévu 60 cm au moins d'espace supplémentaire. Les groseilliers disposant d'un enracinement très superficiel et la consoude d'un enracinement plus vertical et profond, il n'y a pas grand risque de concurrence.

5) Compost.
La décomposition en tas de feuilles de consoude donne une très petite quantité de compost, mais très riche. Ce faible volume est dû à
l'absence de cellulose. On peut utiliser judicieusement l'azote organique de la consoude en y mêlant des produits riches en cellulose pour améliorer le C/N (paille, sciure, copeaux, feuilles mortes). Cette solution sera bien moins coûteuse que l'emploi d'azote sous forme de poudre de sang et ou de corne. En incorporant des éléments verts riches en sucre et en azote comme les coupes de consoude, légumineuses, gazon..., on fournira les conditions nécessaires aux bactéries assurant la décomposition. Si vous disposez d'un hache-paille, hachez paille et consoude en quantité égale en même temps. La technique suivante donne un excellent compost: humidifier la tourbe achetée en balles plastifiées, la mêler intimement avec des feuilles de consoude hachées ou broyées et remettre dans le sac d'origine.

6) Plante fourragère.
La consoude officinale est une plante utilisée de tous temps comme plante fourragère, bien que délaissée. Elle conviendrait mieux aux
bestiaux à l'état frais qu'à l'état de fourrage sec.

La teneur en protéines est supérieure ou égale à celle de bien des légumineuses fourragères. La Bocking 14 en contient davantage
encore: 3.5% au lieu de 2.5% du poids frais, mais sa haute teneur en potasse rend la consommation désagréable pour le bétail (lapin
surtout). D'autres variétés hybrides comme la Bocking 4 (introuvable!) par exemple, plus proche de la consoude officinale, ne
présentent pas cet inconvénient et peuvent être consommées par les volailles, lapins, chevaux, porcs et chèvres. Dans un zoo anglais,
on cultive 2.5 ha de consoude pour nourrir les éléphants (50 kg/jour/ éléphant), hippopotames, girafes... Si jamais vous gagnez l'une de ces bestioles à un concours, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
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Re: La consoude

Message par Coxinelle le Mer 22 Juin 2016 - 7:42

Merci Cloo d'avoir ramené cet article. Je m'en suis fait une copie pour lecture plus tard. Je vais la réessayer ici car mon jardin aurait bien besoin de mulch de consoude comme j'utilisais avant. pouce
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Re: La consoude

Message par Cloo le Mer 22 Juin 2016 - 7:45

J'ai l'impression que mon plant est en train de ressortir, je vois sortir des feuilles qui lui ressemblent à l'endroit où j'avais exilé le plant (avant, derrière le lilas)
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Re: La consoude

Message par Coxinelle le Mer 22 Juin 2016 - 7:50

Dans le temps de mon ancien jardin, j'avais fait une haie en bordure du champ avec. Alors ce n'est pas la matière qui me manquait ah!

Ici, j'avais pris un tout petit plant durant un échange mais je l'ai déplacé souvent, ne lui trouvant pas de place et j'ai fini par le perdre.

J'en vois partout le long des pistes cyclables et dans les terrains en pente. C'est une plante très pratique pour contrôler la mauvaise herbe. J'en mettais tout le temps dans mes plates-bandes. Et dans mon compost pour l'enrichir et accélérer la décomposition.

Bien hâte d'avoir à nouveau un plant digne de ce nom. Coquin
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