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Jeanne Baret, la première femme herboriste qui fit le tour du globe

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Jeanne Baret, la première femme herboriste qui fit le tour du globe Empty Jeanne Baret, la première femme herboriste qui fit le tour du globe

Message par Cloo Dim 9 Déc 2018 - 18:48

Article sur Tela Botanica et sur Geo:

https://www.geo.fr/aventure/portrait-de-jeanne-baret-la-premiere-femme-qui-fit-le-tour-du-globe-193716

Portrait de Jeanne Baret, la première femme qui fit le tour du globe

Jeanne Baret, la première femme herboriste qui fit le tour du globe Portrait-de-jeanne-baret-la-premiere-femme-qui-fit-le-tour-du-globe
Gravure de 1816 montrant une représentation de l'époque de Jeanne Baret en costume de marin.
©️ Portrait de Jeanne Barret (1740-1807) par Cristoforo Dall'Acqua (1734-1787), extrait de Navig. di Cook - Bougainville, T. II, pag. 204


Au XVIIIe siècle, une femme qui voulait faire le tour du monde devait être… un homme ! Qu’à cela ne tienne, tel fut donc le défi, aussi audacieux que risqué, relevé en 1766 par Jeanne Baret, qui fut ainsi la première femme à effectuer le tour du globe. Passionnée de plantes, la jeune Bourguignonne n’hésita pas à se faire passer pour un homme afin de pouvoir embarquer sur L’Étoile pour suivre son amant, Philibert Commerson, botaniste du roi, dans la grande expédition dirigée par Bougainville. Si l’Histoire a retenu les exploits des hommes au cours de ce célèbre voyage, première circumnavigation officielle française, la bravoure de Jeanne Baret, tout comme sa contribution aux apports scientifiques de la mission, ont longtemps été négligés. Récit d’une aventure peu commune qui fait rimer herboristerie avec supercherie.


Ce texte de Michèle Kahn est issu de la revue trimestrielle Reliefs.

Imaginez une fillette née en1740 dans le modeste village de La Comelle, sur le versant autunois du Morvan. Illettrée. Vêtue de loques. Aux pieds crottés de bouse et de boue. Promise à une vie courte et terne. Enfant unique d’un ouvrier agricole, elle l’aide aux champs. La seule lumière de sa vie, c’est la cueillette des simples avec sa mère, qui en connaît les secrets. Elle se nomme Jeanne Baret.

Devenue orpheline, Jeanne vit de ses remèdes, qui font miracle. Voit-elle une nouvelle plante, elle en devine les propriétés. Herborisant un jour de 1762, elle tombe nez à nez avec un grand gaillard. Boîte de fer-blanc en bandoulière, bâton à la main, loupe et chapeau de paille à large bord, il se présente : M. Philibert Commerson, médecin. Il exerce à Toulon-sur-Arroux, dans le Charolais, et se vante de la taille peu ordinaire de son herbier. Ses yeux rayonnent d’un noir intense. Nous savons aujourd’hui que cet homme, avide d’enrichir ses collections, escaladait murs et grilles, saccageait les parterres, ne craignait ni les broussailles, ni les torrents. Il pouvait herboriser pendant plus de quinze jours et nuits sans prendre de repos.

La conversation s’engage. Il demande des preuves scientifiques sur l’efficacité des préparations de Jeanne. Elle s’esclaffe. Qu’en est-il besoin, alors que ses tisanes guérissent et que l’apothicaire les recommande ? Son aplomb trouble le savant. Ils se revoient à plusieurs reprises et, malgré la différence sociale, malgré leur divergence à propos de la botanique – science pour l’un, intuition pour l’autre –, deviennent un jour amants.

Commerson, de treize ans l’aîné de Jeanne, est marié. Cela ne la préoccupe guère. Mais voilà que l’épouse meurt après avoir donné naissance à un petit Archambaud, laissant Philibert en proie à une douleur intense. Et puis comment s’occupera-t-il de l’enfant et de la maison alors que, savant renommé, il veut poursuivre ses recherches ? Jeanne accepte de devenir sa gouvernante malgré son peu d’attrait pour la vie ménagère, et en profite pour apprendre à trier les plantes selon la méthode du botaniste suédois Carl von Linné. Cependant, les réflexions vipérines du voisinage obligent le couple à quitter la ville. Depuis quelque temps déjà, le célèbre astronome Lalande pressait son ami Commerson de s’installer à Paris. Voici le moment venu. Le savant confie le petit Archambaud à son beau-frère l’abbé Beau, et les voilà partis.

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